Catégorie : Réflexions

Notre cerveau fait des siennes

La lecture du livre de Sébastien Bohler « Le bug humain » (Ed R.Laffont) est bien intéressante. A lire ce docteur en neurosciences, « notre cerveau est programmé pour poursuivre quelques objectifs essentiels liés à sa survie: manger, se reproduire, acquérir du pouvoir, le faire avec un minimum d’efforts et glaner un maximum d’informations sur son environnement ».

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L’anesthésie par le bien-être

Dans la collection nouvelles mythologies – c’est tout dire -, on peut lire un livre rédigé par Benoit Heilbrunn « L’obsession du bien-être » (Editions R.Laffont).
La notion du bien-être apparaît au XIXe siècle. Ce concept devient alors, comme le note Edgard Morin, une valeur bourgeoise et prolétarienne. C’est le déploiement de la société de consommation qui fait de la quête du bien-être un style de vie, puis une injonction. 

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Une affaire de mérite ?

A l’heure actuelle, le ton est à la méritocratie. Il suffit d’entendre les discours de notre voisin jupitérien pour s’en convaincre. Mais cela ne date pas d’hier. Les self-made men nous font la morale depuis bien longtemps. Et au moment où la course au bien-être est lancée, les trophées sont distribués aux plus méritants.
Chacun devrait sa position sociale ( et son état de santé) à son mérité intrinsèque.
Il est intéressant face à cette situation de se référer au livre de l’épidémiologiste Richard Wilkinson “Pour vivre heureux, vivons égaux ».

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Oser l'échec

La vérité n’est jamais qu’une erreur rectifiée (G.Bachelard).

A la suite du proverbe bien connu, on peut citer Saint Augustin: l’erreur est humaine, la reproduire est diabolique.

Quand nous pensons que tout dépend de nous, nous pensons soumettre le réel, or le réel résiste le plus souvent. Charles Pépin nous propose de changer de regard sur nos échecs. 

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Le bien-être en vue?

Les grands esprits se rencontrent

A lire « Le syndrome du bien-être », les opinions défendues dans “Happycratie” rencontrent l’adhésion de l’auteur Carl Cederstrom. Car il n’a lui aussi de cesse de critiquer le discours positiviste et la manière dont les chantres du bien-être se sont emparés de cette quête pour la transformer en idéologie et en impératif moral. Avec comme conséquences l’émergence de sentiments de culpabilité et d’angoisse. En effet, « le syndrome du bien être résulte pour une grande part de la croyance selon laquelle nous sommes des individus autonomes, forts et résolus, qui devrons nous efforcer de nous perfectionner sans relâche ».

Nouvelle  obsession, il s’agit du devoir de santé avec surinvestissement du corps.

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L’homme peut-il appréhender le fléau?

A l’aube de l’épidémie de Covid-19, nous avons pu entendre de nombreuses manifestations de minimisation (« ce n’est qu’une grippette »), voire de déni. Nombre d’entre nous se berçaient de l’illusion que le virus n’atteindrait pas notre milieu de vie: « la Chine, c’est loin »; « la médecine ici est mieux organisée »; etc.

A l’heure du déconfinement, il semble que cette belle insouciance reprenne le dessus chez un certain nombre de nos concitoyens.

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