Catégorie : Réflexions

La pandémie, un nouveau mythe ?

Voilà ce qu’on pouvait lire en 2006 dans le magazine de la communication et de la crise sensible. 
« Le sujet de la grippe aviaire, avec sa complexité et ses inconnues, est devenu maintenant une mine de confusions. Et surtout, une formidable machine à crises. Car toute nouvelle progression de la menace (réelle ou perçue comme telle), toute nouvelle ‘révélation’, est de nature à réactiver l’ensemble des craintes et des interrogations. Et nous ne sommes qu’au début de l’histoire. »  

Effectivement c’était le début de l’histoire…

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Les grands esprits se rencontrent

A lire « Le syndrome du bien-être », les opinions défendues dans « Happycratie » rencontrent l’adhésion de l’auteur Carl Cederstrom. En effet, il n’a lui aussi de cesse de critiquer le discours positiviste et la manière dont les chantres du bien-être se sont emparé de cette quête pour la transformer en idéologie, et en impératif moral (1). 

Avec comme conséquences l’émergence de sentiments de culpabilité et d’angoisse.
En effet « le syndrome du bien-être résulte pour une grande part de la croyance selon laquelle nous sommes des individus autonomes, forts et résolus, qui devrons nous efforcer de nous perfectionner sans relâche ».

Nouvelle  obsession, il s’agit du devoir de santé avec surinvestissement du corps.

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La stigmatisation en touche plus d’un

Parfois mieux vaut être noir et homosexuel
Lu dans « La société du paraître ». J-F Amadieu. Ed Odile Jacob.

Dans une enquête menée par l’Insee, la question suivante a été posée : « est-il arrivé que l’on se moque de vous, que l’on vous mette à l’écart, que l’on vous traite de façon injuste ou que l’on vous refuse un droit… » Les réponses ont montré que le poids et la taille étaient les premiers motifs invoqués, l’obésité étant le premier motif invoqué et ceci par un quart des victimes.
Rien de surprenant, me direz-vous. Quand on connaît la tyrannie de la minceur et du look…
D’autant que dans un sondage réalisé en 2012 aux USA, 6 personnes sur 10 trouvent normal de faire des remarques sur leur poids aux personnes grosses. Le pire c’est que les répondants en surpoids ont intériorisé le dénigrement comme normal. 

Et pourtant, alors que certaines formes de discrimination sont largement médiatisées, d’autres sont passées sous silence.

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