La pandémie, un nouveau mythe ?

Voilà ce qu’on pouvait lire en 2006 dans le magazine de la communication et de la crise sensible. 
« Le sujet de la grippe aviaire, avec sa complexité et ses inconnues, est devenu maintenant une mine de confusions. Et surtout, une formidable machine à crises. Car toute nouvelle progression de la menace (réelle ou perçue comme telle), toute nouvelle ‘révélation’, est de nature à réactiver l’ensemble des craintes et des interrogations. Et nous ne sommes qu’au début de l’histoire. »  

Effectivement c’était le début de l’histoire…

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Les grands esprits se rencontrent

A lire « Le syndrome du bien-être », les opinions défendues dans « Happycratie » rencontrent l’adhésion de l’auteur Carl Cederstrom. En effet, il n’a lui aussi de cesse de critiquer le discours positiviste et la manière dont les chantres du bien-être se sont emparé de cette quête pour la transformer en idéologie, et en impératif moral (1). 

Avec comme conséquences l’émergence de sentiments de culpabilité et d’angoisse.
En effet « le syndrome du bien-être résulte pour une grande part de la croyance selon laquelle nous sommes des individus autonomes, forts et résolus, qui devrons nous efforcer de nous perfectionner sans relâche ».

Nouvelle  obsession, il s’agit du devoir de santé avec surinvestissement du corps.

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Vaccination: des hésitations?

L’Organisation Mondiale de la Santé met en garde contre le phénomène d’hésitation vaccinale. Se poser des questions sur la vaccination serait-il déraisonnable ? Et dans ce cas, pourquoi ?
Pour de nombreux médecins, les questions posées par les hésitants sont légitimes. Car « pour croire avec certitude, il faut commencer par douter » (Stanislas Leszczynski, Oeuvres du Philosophe bienfaisant -1764).

Pour mieux comprendre ces doutes, l’asbl Question Santé a organisé des focus groupes sur le thème de la vaccination. Sur base de ces rencontres, l’asbl propose une nouvelle brochure dans sa collection d’éducation permanente.

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Le dopage, question d’éthique?

« Il faut condamner le dopage. »

Voilà bien un sujet qui paraît indiscutable.
Mais y-a-t il un sujet qui résiste à la mise en cause?

Le point de départ de ce blog est précisément de creuser les fondements de certaines questions qui relèvent du domaine de la santé et qui nous amènent à débattre des implications de ces questions d’un point de vue philosophique.

Nous allons nous pencher sur cette question en nous aidant de la lecture d’un livre : « Le dopage est-il éthique?« , livre publié dans la collection « L’académie en poche » dont l’auteur est le Dr. Jean-Noël Missa, bio-éthicien. Nous en citons ici de larges extraits, mais vous recommandons la lecture de l’ouvrage.

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La stigmatisation en touche plus d’un

Parfois mieux vaut être noir et homosexuel
Lu dans « La société du paraître ». J-F Amadieu. Ed Odile Jacob.

Dans une enquête menée par l’Insee, la question suivante a été posée : « est-il arrivé que l’on se moque de vous, que l’on vous mette à l’écart, que l’on vous traite de façon injuste ou que l’on vous refuse un droit… » Les réponses ont montré que le poids et la taille étaient les premiers motifs invoqués, l’obésité étant le premier motif invoqué et ceci par un quart des victimes.
Rien de surprenant, me direz-vous. Quand on connaît la tyrannie de la minceur et du look…
D’autant que dans un sondage réalisé en 2012 aux USA, 6 personnes sur 10 trouvent normal de faire des remarques sur leur poids aux personnes grosses. Le pire c’est que les répondants en surpoids ont intériorisé le dénigrement comme normal. 

Et pourtant, alors que certaines formes de discrimination sont largement médiatisées, d’autres sont passées sous silence.

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La santé, c’est quoi ?

Une réponse (pas si…) évidente

• A la question « La santé, pour vous, c’est quoi », souvent, la première réponse qui vient est : « ne pas être malade ». 
Ainsi, la santé peut se définir en référence à l’absence de maladie. Ce qu’un médecin a jadis qualifié de « silence des organes ».
Il y a là sans doute une part de vérité: on ne dira pas spontanément « je suis en bonne santé » si on a mal quelque part, si on a un organe (comme le coeur) qui est défaillant. 

• Cependant, des personnes atteintes d’une maladie chronique peuvent considérer qu’elles mènent une vie « bonne », tout-à-fait satisfaisante selon elles ! Elles se sentent au quotidien en bonne santé. 

• La maladie elle-même peut être vue de manière positive: on parle par exemple des bénéfices secondaires de la maladie. Une personne malade peut par exemple bénéficier de l’attention et de la gentillesse des autres. Et puis, qui n’a jamais apprécié le changement de rythme de vie occasionné par une petite infection justifiant une incapacité de travail et le repos à domicile? 

Une réponse utopique

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a défini la santé comme un « état complet de bien-être physique, psychique et social ».

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La beauté: perceptions et subjectivité

Se sentir belle, beau, serait-il, oui ou non, favorable à notre santé ?
Mais comment définir la beauté ? 

Qu’est-ce qui fait que les autres nous paraissent beaux, ou aimables, ou attractifs ? Qu’est-ce qui fait que l’on aimerait leur ressembler ? Les différences seraient-elles devenues des ennemies à combattre ? Internet aggrave-t-il le poids des apparences ?

Voilà une série de questions abordées par une brochure proposée par le département « Education permanente »  de l’asbl Question Santé. Avec quelques témoignages, comme celui de Yoan: Pour être heureux, il faudrait ressembler à quelque chose de précis. Plus on baigne dans la pub, la télé, etc., plus on fonctionne dans cette logique. Il y a une énorme pression sociale. Cela vient des techniques et du marketing qui façonnent le monde qu’on nous vend. 

Une manière de lancer la réflexion…

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