Oser l'échec

La vérité n’est jamais qu’une erreur rectifiée (G.Bachelard).

A la suite du proverbe bien connu, on peut citer Saint Augustin: l’erreur est humaine, la reproduire est diabolique.

Quand nous pensons que tout dépend de nous, nous pensons soumettre le réel, or le réel résiste le plus souvent. Charles Pépin nous propose de changer de regard sur nos échecs. 

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Le bien-être en vue?

Les grands esprits se rencontrent

A lire « Le syndrome du bien-être », les opinions défendues dans “Happycratie” rencontrent l’adhésion de l’auteur Carl Cederstrom. Car il n’a lui aussi de cesse de critiquer le discours positiviste et la manière dont les chantres du bien-être se sont emparés de cette quête pour la transformer en idéologie et en impératif moral. Avec comme conséquences l’émergence de sentiments de culpabilité et d’angoisse. En effet, « le syndrome du bien être résulte pour une grande part de la croyance selon laquelle nous sommes des individus autonomes, forts et résolus, qui devrons nous efforcer de nous perfectionner sans relâche ».

Nouvelle  obsession, il s’agit du devoir de santé avec surinvestissement du corps.

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L’homme peut-il appréhender le fléau?

A l’aube de l’épidémie de Covid-19, nous avons pu entendre de nombreuses manifestations de minimisation (« ce n’est qu’une grippette »), voire de déni. Nombre d’entre nous se berçaient de l’illusion que le virus n’atteindrait pas notre milieu de vie: « la Chine, c’est loin »; « la médecine ici est mieux organisée »; etc.

A l’heure du déconfinement, il semble que cette belle insouciance reprenne le dessus chez un certain nombre de nos concitoyens.

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Est-on responsable de sa santé?

La réponse que l’on donne à cette question complexe est porteuse d’enjeux considérables.
En effet, les politiques de sécurité sociale et de santé peuvent être fortement influencées par une croyance des décideurs en la responsabilité de chacun face à sa santé.

Oui ?

Certaines personnes répondent affirmativement. Elles considèrent qu’on doit assumer sa responsabilité si on vit dans les excès, dans les prises de risques excessifs, voire si on n’adopte pas certains comportements préventifs. 

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Le bonheur obligatoire?

Et dans la ligne de la réussite, le bonheur à l’horizon…

Quand on évoque les questions de santé, de bien-être, on ne peut qu’être intéressé par un sous-titre comme : « Comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies ». Il figure sur « Happycratie », un livre de E. Cabans et E. Illouz (1).

Dès l’introduction, il est dit que le film « The pursuit of Happyness » fut en 2006 un succès mondial. Le réalisateur du film expliqua que happyness était écrit avec un “y” pour rappeler à tous que vous (you) et vous seul décidez de la vie que vous menez, qu’il y va de votre responsabilité. 
A partir de cette introduction, les deux auteurs vont dérouler leur démonstration. La recherche du bonheur a pris une place très importante dans nos vies, et sûrement dans les discours traitant du bien-être. 

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Le risque de la vie au temps du Covid-19

S’il y a bien un sujet qui nous permet de philosopher, c’est-à-dire d’appliquer une attitude critique, c’est le sujet de la pandémie mondiale de 2020.

La thérapie par la philosophie, c’est la clarification conceptuelle, c’est-à-dire le discernement, dit Claire Marin, le fait de ne pas se laisser emporter trop loin par les affects, de pouvoir mettre des mots précis sur les expériences que nous vivons, de pouvoir y voir un peu plus clair pour ne pas se laisser emporter par les angoisses qui peuvent remonter de l’intérieur, sécrétées par le confinement et l’isolement (RTBF 09/04/2020). 

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Demain: le pouvoir de devenir un surhomme?

Les réflexions sur l’émergence de l’intelligence artificielle (IA) et sur les possibilités ouvertes par la biotechnologie, ainsi que leurs conséquences sur nos sociétés, se font de plus en plus nombreuses. L’auteur de « Sapiens », Yuval Noah Harari, aborde longuement les évolutions possibles de la vie humaine dans son ouvrage « 21 leçons pour le XXIè siècle ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il nous met en garde quant à un accroissement inédit des inégalités.

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Covid-19: préserver les libertés des personnes malades et/ou âgées

On peut ressentir une certaine inquiétude quant aux risques de décisions liberticides indûment justifiées par le contexte sanitaire actuel. 

Nous avons par exemple lu sur le site de la RTBF que Madame Ursula von der Leyen s’inquiète des personnes âgées et des personnes atteintes de maladies chroniques: Les enfants et les jeunes jouiront plus tôt de davantage de liberté de mouvement que les personnes âgées et celles avec des antécédents médicaux. L’article évoque une restriction des contacts des ces personnes avec leur environnement en Europe jusqu’à la fin de l’année au moins.  

Pourtant, n’est-ce pas à chacun de décider de sa vie, dans le respect des autres ?

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A chacun sa définition…

Vous pensez que pour la plupart d’entre nous, la santé, c’est simplement ne pas être malade ?

Faites l’expérience lors de discussions avec vos amis. Vous découvrirez peut-être qu’ils ont des définitions bien différentes de la « bonne » santé.

Pour notre part, nous avons recueilli les quelques réactions suivantes, dans des contextes d’échanges variés.

« Moi, je veux que mon corps me permette de faire ce que je veux. Je n’aime pas être limité par un mal de tête ou de dos, ou une grippe… « 

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Inégaux: oui, mais encore ?

Nous avions déjà cité Mr Richard Wilkinson.
Et voilà que l’équipe Fakir (dont fait partie l’inénarrable François Ruffin) s’est intéressée aux travaux de l’épidémiologiste et est allée à sa rencontre (1). 

“Au fur et à mesure que les niveaux de vie augmentent, le lien entre croissance économique et espérance de vie s’atténue. Autrement dit, dans les pays riches, augmenter la richesse ne se traduit par aucun gain supplémentaire en matière d’espérance de vie…

A partir de là, comment apporter de nouvelles améliorations à la qualité réelle de la vie. “

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